Les oiseaux à la mangeoire: la fin

Le mois de mars est là avec tous les signes du printemps. Déjà les arbres fruitiers sont en fleurs, les mimosas fanent pour les plus avancés, et beaucoup de passereaux commencent leurs parades amoureuses. Les belles journées ensoleillées se font plus douces et les mangeoires se vident peu à peu.

Voici donc les dernières photos de la saison « mangeoire »: verdier d’Europe, chardonneret élégant et mésange bleue. Adieu Hiver, bienvenue Printemps !

Le Grosbec casse-noyaux

Depuis plusieurs jours j’ai la chance de l’apercevoir à la mangeoire, mais aucune occasion de le photographier ! C’est chose faite ce matin en descendant dans la cuisine. Une belle ambiance d’hiver accompagnait sa présence, et l’appareil était à portée de main !

Cet passereau assez peu connu car très farouche et souvent haut-perché, est pourtant très intéressant. Son nom lui vient de son alimentation faite de graines très dures qui lui valent une musculature extraordinaire et lui donne cet aspect trapu au niveau du cou, associé à un bec démesuré !

Il ne dédaigne pas les graines de tournesol proposés dans les mangeoires l’hiver, et devient même le congénère redouté des plus habitués (et non moins batailleurs) comme les verdiers et tarins des aulnes. A la mangeoire c’est la loi du plus fort !

La mésange bleue

Voici enfin la première photo de nos petit passereaux à la mangeoire. La saison 2010-2011 a commencé avec un peu de retard alors que le froid lui n’a pas attendu l’hiver ! La première à se présenter est la Mésange Bleue, bien connue dans toutes les villes et jardins de France. C’est une des plus assidue aux mangeoires. Ses couleurs vives sont toujours un vrai régal à admirer.

Lapin de garenne

Heureuse rencontre ce matin dans la campagne du Muscadet. Je traquais des hérons, c’est finalement un lapin de garenne qui s’est présenté. Le sens du vent m’a trahi, en témoigne sa posture aux aguets ! Le temps d’un cliché et sa frimousse avait déjà disparu. Secondes éphémères, mais tellement intenses !

Couleurs chaudes et fruits d’été

Quel bonheur de passer à table l’été ! avec les fruits et légumes du jardin ou des petits producteurs locaux.  Cet assortiment méritait bien de sortir l’appareil afin de mettre l’eau à la bouche aux plus gourmands.

A la campagne, on ne peut qu’encourager l’achat de ces produits DIRECTEMENT chez les producteurs: sans intermédiaire (uniquement notre panier !) les prix sont honnêtes,  la qualité est au rendez-vous et on favorise l’essor de sa région.  De plus en plus de maraîchers optent pour la vente chez eux, en plus des traditionnels marchés de village. Cela fait le bonheur des familles dont les enfants seront enchantés de visiter la ferme ou l’exploitation. Certains proposent même la cueillette ! Voilà une saine occupation pendant les vacances :)

Les oiseaux aux mangeoires [6]

Après le Tarin des aulnes femelle, voici le mâle. Reconnaissable par sa calotte très noire et son plumage jaune vif et noire. Dos au soleil, il a l’œil rivé sur la mangeoire et sera le prochain à s’y nourrir.

L’hiver se radoucit, l’air et le sol se réchauffent. La fin des mangeoires approche puisqu’il va bientôt falloir préparer la nidification de tout se petit monde remuant… pour régénérer l’espèce !

Les oiseaux aux mangeoires [5]

La neige continue de tomber sur la France qui s’étonne d’un long hiver froid… C’est sûrement une conséquence du réchauffement climatique diront certains. Pour ma part je pense que c’est juste un vrai hiver ! Les oiseaux gonflent instinctivement leurs plumages pour mieux résister aux basses températures, comme ce Pinson des Arbres photographié sur un pommier.

Cette après-midi, on essaye une petite séance au ras de la neige…

Les oiseaux aux mangeoires [4]

Cet hiver est rude, et le sud n’est pas épargné ! Les mangeoires ne sont plus assez grandes pour recevoir tout le monde ! Si bien que l’on y voit de nombreuses espèces, et pour la première fois nous avons le plaisir de nourrir une bande de joyeux tarins des aulnes.

tarin des aulnes femelle

C’est une femelle qui pose ici, beaucoup moins colorée que le mâle qui lui est jaune vif sur la poitrine et arbore une calotte noire (bientôt sur le blog…). Ce petit passereau vit en bande, souvent accompagné de chardonnerets. Friand de graines d’aulne, il l’est tout autant du tournesol des mangeoires ;)

Vision glaçante

La nature – si bien faite – offre à chaque saison des petits artifices très variés. En hiver c’est par exemple la neige, ou la glace. Ce qui donne ces fameuse stalagtites sous les pentes des toitures, lorsque l’eau ruisselante se fait rattraper par une température cherchant à se réfugier dans le fond du thermomètre :)

Les oiseaux aux mangeoires [3]

Le chardonneret élégant est un familier des mangeoires, tellement qu’il y fait souvent la loi ! On a donc la chance de l’observer à loisir et d’immortaliser son plumage coloré si caractéristique. Surtout que les températures sont particulièrement basses cet hiver.
Le voilà encore sous la neige, plus naturel que dans le billet du 4 janvier ;) , avec un petit essais artistique en bonus.

« Même Salomon, dans toute sa gloire, ne fut pas vêtu comme l’un d’eux »… Matt. 6.24

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